L’Observatoire de la mixité propose six mesures pour accélérer l’égalité en entreprise

Ce think tank animé principalement par sept grandes entreprises, publie un livre vert sur les voies et moyens d’accélérer la mixité dans les entreprises. Rien de renversant, mais des mesures qui supposent l’exemplarité des états-majors, et la constance des managers.

Le think tank Observatoire de la mixité, alias Omix, propose que les directions générales prennent elles-mêmes un engagement fort en matière d’égalité professionnelle, cela aura valeur d’exemplarité . Dans un deuxième temps, elles s’attacheraient à faire évoluer la culture d’entreprise vers l’inclusion et de bienveillance. En troisième lieu, les processus RH devront tenir compte des différences de cycles de carrière entre les femmes et les hommes. Autrement dit, anticiper les prises de congés de maternité et les breaks parentaux, intégrer les obligations familiales, etc.

 

 Sur un quatrième point, l’Observatoire de la mixité préconise que la mixité fasse systématiquement partie des critères de RSE, quitte à les « adapter selon le niveau de maturité de la culture de l’organisation », avec un objectif chiffré, daté et qualifié : taux de mixité dans les nominations, hauts potentiels, etc.  Par ailleurs, et c’est la cinquième recommandation, un tableau de bord doit être instauré et partagé au sein de l’entreprise. « À l’image du palmarès Ethics & Boards et de l’indice Zimmermann qui donnent une indication précise de la situation des entreprises cotées en matière de Mixité, des “indices internes” sont nécessaires », précise le document.       

 

Last but not least, il faudra généraliser le langage inclusif. « La communication interpersonnelle pèse un poids considérable dans l’inconscient collectif et trouble les relations au travail : manque d’exemplarité dans le langage véhiculant des stéréotypes, banalisation des actes et propos sexistes, et parfois une dévaluation inconsciente de la place de la femme dans le monde du travail », analyse l’observatoire.

 

Ces propositions ont été élaborées à partie des échanges conduits pendant 18 mois entre des représentants de sept grandes entreprises don Carrefour,CréditMutuelArkéa,Engie, Legrand,Sanofi,Sodexo et Suez, épaulés par 17 experts de la mixité, membres du comité d’orientation.