L’OCDE encourage la France à poursuivre les réformes

L’étude de l’OCDE sur la France publiée ce 14 septembre appuie les orientations d’Emmanuel Macron et de son Premier ministre. Elle recommande de les poursuivre, tout en veillant à l’équilibre entre la compétitivité et les droits des travailleurs.

L’étude, présentée par le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, (photo) en présence du ministre de l’Économie et des Finances,  Bruno Le Maire, appuie les premières réformes engagées par le président de la République et son Premier ministre. Elle recommande de les poursuivre, en insistant notamment sur la réduction des dépenses publiques, excessives. Estimées à 56.4 % du PIB en 2016, elles sont les plus élevées de tous les pays de l’OCDE, « ce qui se traduit inévitablement par une charge fiscale ayant un coût économique et social élevé ». L’organisation constate que « La masse salariale du secteur public est plus importante que dans d’autres pays ».  Pour son secrétaire général, la France gagnerait à la « maîtriser ». Voilà qui ne fera pas plaisir aux syndicats de fonctionnaires qui entament un marathon social avec leur ministre de tutelle.

 

L’OCDE souligne aussi le fardeau de la retraite et des dépenses de santé. Sur le premier point, elle préconise un relèvement progressif de l’âge minimum de départ à la retraite aligné sur l’espérance de vie, tout en favorisant un meilleur accès à la formation et une retraite progressive plus attractive. Concernant la sécurité sociale, les pistes suggérées portent principalement sur la prévention et sur la contractualisation entre la sécurité sociale et les différents acteurs des parcours de soins.

 

Au chapitre de l’emploi, l’organisation note le début d’amélioration du marché, tout en observant que « le taux de chômage, à 9.5 % au deuxième trimestre 2017, reste élevé au sein de la zone euro ». En particulier, il a y a, proportionnellement, deux fois plus de jeunes en galère (ni en emploi, ni scolarisés, ni en formation, dont NEET) qu’aux Pays-Bas.  Pour remédier à cette situation, les prescriptions d’Emmanuel Macron sont les bonnes, dit en substance le document. » Les réformes du marché du travail engagées par le gouvernement sont cruciales et en ligne avec nos recommandations ». De même que celles prévues pour l’assurance chômage et la formation professionnelle, jugées « essentielles ».

 

Toutefois, l’étude rappelle que toutes ces orientations doivent être guidées par la recherche d’un « bon équilibre entre un marché du travail inclusif, qui garantit une bonne protection et représentation aux travailleurs, et suffisamment flexible pour permettre aux entreprises d’innover, de faire face à la concurrence et de créer de l’emploi ». Précisément, les syndicats, et pas seulement ceux qui ont appelé à manifester le 12 septembre dernier contre les ordonnances du gouvernement, jugent le projet de l’exécutif déséquilibré.