Loi Rebsamen: la CFE-CGC voit un verre à moitié plein

La confédération dirigée de Françoise Leflon estime que les modes d’expression des instances représentatives du personnel sont rationnalisés. Mais elle dit rester sur sa faim.

Pour la CFE-CGC, « l’équation d’une modernisation du dialogue social qui préserve les outils fondamentaux du dialogue Les grandes consultations sont concentrées et les négociations regroupées ». L’organisation juge positif le maintien des attributs du CHSCT et de la négociation annuelle sur les salaires. Elle se félicite aussi du « rôle des militants engagés, enfin reconnu et valorisé ».

 

Pour autant, le syndicat des cols blancs « estime qu’il s’agit là, d’un minimum et réclame aux entreprises une valorisation totale du parcours de leurs élus ». Surtout, il se dit « sceptique et déçue sur la volonté réelle d’un dialogue social de qualité ». Principal motif : le poids des administrateurs salariés dans l’entreprise reste sous-évalué . Il est renforcé dès le seuil de 1000 employés, mais le quota d’un tiers de représentants du personnel au sein du conseil d’administration n’est pas retenu. « Cela ne permet donc pas de donner une place réelle au dialogue social en amont » sur la stratégie, voire la codécision réclamée par la confédération.