Loi travail : après le rendez-vous avec Manuel Valls, le front du refus ne désarme pas

À en juger par le communiqué des organisations opposées à la loi travail, la concertation de la dernière chance voulue par Manuel Valls et les concessions de dernière minute ne sont que des coups d’épée dans l’eau.

Pour commencer, le Premier ministre a eu tort de n’avoir convié que les confédérations syndicales représentatives au niveau national, ignorant les organisations de jeunesse (UNEF, UNL, FIDL) ainsi que Solidaires et la FSU. Il est surtout reproché au gouvernement de rester « sourd aux propositions, particulièrement destinées à établir de nouveaux droits et à lutter contre le dumping social. Les amendements au projet de loi avancés par le gouvernement ne sont pas de nature à modifier profondément ce texte, même si certaines modifications sont à mettre au crédit des mobilisations.

 

Résultat : le camp des opposants reste déterminé à “poursuivre la mobilisation contre ce projet de loi, sur des formes à déterminer localement, durant le débat parlementaire, notamment le 5 juillet”, voire au-delà une décision sera prise le 8 juillet, à l’issue d’une concertation. À ceux qui invoquent un essoufflement du mouvement, le communiqué assure “Le souffle ne nous manque pas”.