Loi travail : le Medef joue l’apaisement et mise sur de possibles amendements

Le Medef se contente de noter « le gouvernement souhaite amender l’avant-projet de loi sur plusieurs points ». Il souligne ce qu’il considère comme des erreurs, mais ne fait pas de surenchère.

 

Le recul sur la mise en œuvre d’un plafonnement des indemnités de licenciement abusif des prud’hommes est une erreur qui affaiblit fortement la portée de ce texte, considère -t-on avenue Bosquet, avant d’ajouter à ce premier point « la liberté sur l’organisation des astreintes, le fractionnement des temps de repos ou la possibilité pour un chef d’entreprise de PME-TPE d’adapter son organisation grâce à un dialogue direct avec ses salariés, par exemple l’introduction d’un forfait-jour ».

 

Toutefois, le communiqué reconnaît qu’il « reste des éléments favorables à l’emploi et à l’attractivité de notre pays dans ce projet de loi (réforme du dialogue social, accords offensifs, etc.) ».

 

Pour Pierre Gattaz, patron des patrons, « ce projet de loi vise à recréer une dynamique positive de création d’emplois en CDI dans notre pays et à renforcer l’attractivité de la France. C’est important pour nos jeunes et nos chômeurs ».

 

La bataille des amendement peut commencer, le Medef se tient prêt à batailler en coulisses « pour que le projet de loi final retrouve son ambition initiale seule capable de recréer une dynamique positive de création d’emplois. »