Loi travail: les réactions syndicales reflètent des analyses divergentes

Pour FO, les modifications apportées au texte par le gouvernement restent marginales. Il constate des corrections relatives au plafonnement des indemnités prud’homales, auquel se substituera un barème indicatif. En revanche, sur les mesures supplémentaires, la médecine du travail, le travail de nuit et l’appréciation des motifs de licenciement économique, il n’y a pas de changement. Pas question pour le secrétaire général, Jean-Claude Mailly, de désarmer. Il maintient la mobilisation de ses troupes les 17 et le 31 mars.

 

De son côté, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, voit dans la version corrigée du texte des éléments de progrès pour les jeunes et les salariés. « Nous avons pesé sur ce projet qui était déséquilibré et faisait courir des risques aux salariés », considère-t-il.

 

Son alter ego de la CGT, Philippe Martinez, ne partage pas cette analyse. La CGT «réaffirme qu’il faut retirer le texte de projet de loi, et ouvrir de réelles négociations avec les organisations syndicales et les organisations de jeunesse ».  En clair, la journée de grève et de manifestations orchestrées le 31 mars par sept syndicats de salariés et organisations d’étudiants et lycéens (CGT, FO, FSU, Solidaires auxquels se joignent l’Unef, l’UNL, et la Fidl) reste plus que jamais d’actualité.