L’U2P dénonce l’accord de représentativité patronale

Par un communiqué publié ce 10 octobre, l’U2P dénonce l’accord patronal sur la représentativité. Il avait été paraphé en mai 2016 par la CGPME (devenue CPME), le Medef et l’UPA qui a évolué vers l’U2P. Motif : ce texte « empêche l’expression des TPE ». Après un forcing infructueux auprès du gouvernement et du Parlement, les petits patrons veulent que « des règles réellement équitables soient arrêtées »

 

Les résultats de la première mesure de la représentativité patronale ont abouti en 2017 à surévaluer le poids des grandes entreprises en France, du fait de la trop grande importance accordée au critère du nombre de salariés, au détriment du critère du nombre d’entreprises, estime l’U2P. L’organisation juge que « le sort des petites entreprises est totalement soumis aux décisions des représentants des grandes entreprises », sachant que les fantassins de l’économie représentent plus de 90 % du parc entrepreneurial.

 

Plus précisément, l’organisation que préside Alain Griset (photo) entend « garantir la prise en compte spécifique des intérêts des entreprises de moins de 11 salariés au sein de chaque branche professionnelle et au niveau interprofessionnel ». Elle veut aussi qu’il soit possible aux organisations d’employeurs représentant plus de 50 % des entreprises adhérentes d’une branche professionnelle, de s’opposer à un accord. Elle demande que la représentation des organisations d’employeurs au sein des différentes instances paritaires (sièges et voix), soit fondée « d’abord sur le nombre d’entreprises adhérentes, à pondérer dans un deuxième temps par le nombre de salariés, au lieu de l’inverse actuellement ». Last but not least, elle s’oppose à « la double ou triple comptabilisation d’une entreprise adhérente par une même organisation d’employeurs, professionnelle ou interprofessionnelle ».