L’Udes s’ouvre les portes des instances nationales de dialogue social

L’Union des employeurs de l’économie sociale (Udes) va bientôt siéger dans trois instances nationales de dialogue social, en attendant son admission dans un quatrième cénacle.

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a annoncé le 21 juin, lors de l’assemblée générale de l’organisation patronale qu’elle a transmis trois décrets au Conseil d’État visant à lui ouvrir à la rentrée, les portes du Haut conseil du dialogue social, du Conseil supérieur de la prud’homie et du Conseil d’orientation des conditions de travail (Coct). La ministre a également indiqué que les démarches se poursuivent pour permettre à l’Union d’entrer à la Commission nationale de la négociation collective dès l’adoption de la loi Travail.

 

Ces démarches correspondent à un engagement pris le 1er octobre dernier. « La ministre reconnaît l’importance et la légitimité de l’union dans le dialogue social national. Au sein de ces instances, elle défendra les intérêts et spécificités des entreprises de l’économie sociale et solidaire en participant activement à la définition des politiques publiques et au bon fonctionnement de la démocratie sociale » se félicite Hugues Vidor, président de l’Udes qui regroupe un tiers des employeurs de l’économie sociale et solidaire (associations, mutuelles, coopératives). Le mouvement revendique 70 000 entreprises adhérentes, employant plus d’un million de salariés, soit la moitié des effectifs du secteur.