L’Union européenne prône la création d’emplois via le microcrédit

L’UE lancera d’ici à la fin de l’année un nouvel instrument financier dédié au microcrédit, à l’usage des entrepreneurs. Il entre dans le cadre du «  programme pour l’emploi et l’innovation sociale », EaSI.

 La démarche s’inspire d’un précédent mécanisme, baptisé Progress. Lancé en 2010, il f accorde des garanties et des prêts de moins de 25 000€ aux TPE, mais pas directement. Les fonds transitent par des organismes de financement spécialisés, sélectionnés dans les différents pays. Plus de 20 000 personnes en ont déjà bénéficié pour un montant total de 182 M€.

 Il est avéré que les difficultés d’accès au financement constituent l’un des principaux obstacles pour les entrepreneurs. Or, 60 % des utilisateurs finaux de Progress étaient chômeurs ou inactifs au moment de démarrer leur petit business. D’autres catégories de créateurs, habituellement défavorisées, ont également bénéficié de Progess. Parmi elles femmes (36%), les jeunes de moins de 25 ans (près de 6%), ou encore les minorités, dont des communautés roms de France et de Bulgarie. L’agriculture et le commerce, qui représentent plus de la moitié des entreprises financées, restent les deux secteurs ayant bénéficié le plus de l’instrument Progress.

La demande de microcrédits non satisfaite dans l’ensemble de l’UE est à environ 2,7 Mds€. La Commission appelle donc les les États membres à « jouer un rôle plus actif en offrant, au niveau national, des instruments financiers de micro financement, notamment en recourant au Fonds social européen ou au Fonds européen de développement régional ».