L’Unsa défavorable aux référendums d’entreprise

Pour l’Unsa, la validation des accords d’entreprise par référendum est « une logique dangereuse et contre-productive ». L‘organisation dirigée par Luc Bérille voit une contradiction entre ce dispositif « sorti on ne sait d’où et discuté nulle part » et la loi du 20 août 2008. Celle-ci, estime le syndicat, a instauré des règles » uniques, claires et opérationnelles ». Le dialogue social s’en est trouvé conforté, poursuit le communiqué publié ce lundi. En entreprise, la propension des organisations syndicales à signer des accords se situerait dans une fourchette allant de 84 % à 94 %.

 

La démarche envisagée par l’exécutif semble lourde et risque de « transformer les entreprises en centres de référendums réguliers ». Pire, elle pourrait être source de division potentielle profonde et durable des personnels.

 

L’Unsa conclut : « l’entreprise est d’abord un lieu de travail dont l’efficacité repose sur la cohésion de la communauté de travail. C’est pourquoi doit y régner la démocratie sociale ».