Management participatif : Mazars remet au goût du jour la bonne vieille boîte à idées

Agilité oblige, la bonne vieille boîte à idées revient à la mode dans de nombreuses entreprises, habillée de modernité. Chez Mazars, elle emprunte à Facebook et mêle innovation, formation et convivialité. La direction assure que ça marche.

Bim, pour Boîte à idées Mazars. L’onomatopée sonne branché high tech. Bim est bien sûr, numérique et collaboratif. Evidemment ça marche sur smartphone, via une appli  téléchargeable sur Apple Store comme sur Google Play. C’est  censé permettre aux mazariens de partager leurs idées  afin d’améliorer le bien-être en entreprise, développer de nouvelles lignes de métiers et, accessoirement, faire la com’  du cabinet d’audit financier et de conseil auprès des jeunes diplômés.  Mazars recrute environ 600 collaborateurs par an, dont 70%  tout droit sortis de grandes écoles, sans parler des 285 stagiaires, ni des 30 alternants. Le processus fait partie d’un cadre plus large, baptisé Innov’Inside,  piloté par la DRH et la direction de l’innovation.  

 

BIM emprunte à Facebook le principe des « like ». Les idées qui en recueillent le plus sont prises en considération. Les managers , dont la plupart ne sont pas digital natives, sont dûment formés à l’utilisation de l’outil, surtout à sa mise en valeur. Il ne suffit pas d’enregistrer, il faut aussi encourager, traduire en action.  Pour animer le tout, des événements internes sont organisés sur le mode Silicon Valley : Mashmallox Challenge, Ted X Lunch, etc.  Et ça marche, assure  Mathilde Le Co, directrice de l’innovation.  Celle-ci définit sa mission comme celle de « facilitatrice  pour transformer les intentions innovantes en actions concrètes » .  Pour preuve, à la rentrée, un premier hackathon maison sera organisé et deux nouvelles applis du même genre seront bientôt lancées.