Médico-social : les cliniques aussi peuvent mourir

La Polyclinique de Gascogne à Auch (Gers), propriété du groupe Elsan, est menacée de fermeture, à moins que le groupe parvienne à le transformer à moindre coût.

Les quelque 1000 salariés de l’établissement hospitalier sont sous le choc. Un membre de la direction vient de leur confier que le groupe Elsan envisage de changer radicalement le modèle économique de la polyclinique.  Motif : l’activité chirurgicale qui est en baisse en raison notamment du départ de plusieurs médecins et des difficultés de recrutement de nouveaux praticiens. Les trois solutions envisagées impliqueront de lourds sacrifices. Primo, l’arrêt de l’activité chirurgicale, dans l’espoir coopération public-privé ; secundo, une orientation des lits en soins de suite et de réadaptation ; tertio, la fermeture totale.

 

Le personnel est invité à anticiper : recherche de mobilité externe, activité réduite, etc. « Au-delà de la crainte légitime des salariés de perdre leur emploi se pose la question de la prise en charge des patients. Dans cette zone, certaines activités chirurgicales, dont l’ophtalmologie, l’urologie, le vasculaire, ne sont pratiquées qu’à la polyclinique. Le risque de désertification médicale est réel, alerte la la Fédération de la santé et de l’action sociale CGT.