Même à l’heure des réseaux sociaux et d’internet, les relations personnelles restent le premier canal de recrutement

L’étude qu’a publiée la Dares le 4 octobre est sans équivoque. Les entreprises utilisent simultanément  ou  à différentes étapes du processus, plusieurs moyens pour collecter des  candidatures. Propositions spontanées, cvthèque, internet, réseaux sociaux, petites annonces font partie de la panoplie, mais ce sont les relations personnelles ou professionnelles qui permettent le plus souvent au recrutement d’aboutir. Cela représente 27 % des cas, devant les candidatures spontanées (21 %). Une annonce est diffusée dans près d’un recrutement sur deux, mais ne conduit à l’embauche que dans 15 % des cas, précise le document.

 

De même, les « bases de CV » mobilisées dans plus de 40 % des recrutements ne permettent d’aboutir que dans 3 % des cas. Ce canal comprend non seulement la consultation de bases de CV internes, mais aussi l’appel à candidathèques externes, les deux sources pouvant se compléter.   

 

Il est à noter que les recrutements en CDI mobilisent davantage les bases de CV et les annonces que ceux en CDD.  En outre, certains canaux sont plus efficaces pour certains profils.  Ainsi, les cadres sont plus souvent embauchés grâce aux relations de l’établissement ou à des intermédiaires.  Les candidatures spontanées et les relations permettent plus souvent de recruter sur des postes peu qualifiés, respectivement d’employés et d’ouvriers. Les recrutements de professions intermédiaires ont un peu plus souvent lieu par le biais d’annonces. 

 

Parmi les intermédiaires, Pôle emploi, les missions locales et les écoles, les universités et les centres de formation sont des interlocuteurs privilégiés pour les recrutements en contrat en alternance ou en contrat aidé.

 

Dans plus de 60 % des recrutements impliquant au moins un intermédiaire, les employeurs n’en mobilisent qu’un seul. Lorsqu’ils décident d’en solliciter plusieurs, ils combinent intermédiaires publics et autres intermédiaires dans la majorité des cas. Pôle emploi est le plus souvent mobilisé, intervenant dans près d’un tiers des recrutements. Les autres intermédiaires publics (notamment les missions locales) arrivant en troisième position, avant l’Apec, dont le rôle s’accroît, grâce à son site. Non pas par manque d’efficacité, mais parce que le public qu’il suit est plus restreint.  L’étude précise : « Les écarts de couverture entre les intermédiaires s’expliquent majoritairement par les publics qu’ils ciblent : les demandeurs d’emploi pour Pôle emploi, les jeunes ou les travailleurs handicapés pour les autres services publics de l’emploi, les cadres pour l’Apec ou les cabinets de recrutement, tec . ».