Même fun et modernes, les start-ups perpétuent l’inégalité entre femmes et hommes

L’enquête du méta-moteur paneuropéen d’offres d’emploi Joblift menée auprès des start-ups en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, publiée le 2 novembre, confirme que leurs salariés s’investissent sans compter leur temps ni leur énergie. Ils sont 70 % à travailler plus de 40 heures par semaine, dont 11 % plus de 60 heures. La moyenne d’heures de travail s’élève à 44,5 heures par semaine. Les jeunes pousses le rendent bien. En France, le salaire moyen dans les entreprises innovantes qui décollent s’élève à 41 035 € bruts annuels contre 41 610 € au Royaume-Uni et 41 510 € en Allemagne.

 

Bien que rétribués 11 % au-dessus du niveau national toutes catégories d’entreprises confondues, un peu moins de la moitié des collaborateurs de start-up se déclarent insatisfaits de leur bulletin de paie. Ils se consolent avec des avantages tels que les horaires flexibles (66 %), le télétravail (55 %) et les évènements festifs réguliers au sein de l’entreprise (55 %)

 

Mais dans cet environnement qui se veut fun et moderne, les inégalités persistent. La différence de salaire entre les femmes et les hommes ressort à 13 000 annuels, en moyenne. Et le plafond de verre perdure : seulement 29 % de positions managériales sont occupées par des femmes, contre 47 % dans les sociétés du même genre, en Allemagne.