Mercer : les problèmes de culture d’entreprise font échouer quatre fusions acquisitions sur dix

L’enquête que publie le cabinet Mercer fleure bon les années 90. Elle prouve en tout cas que les donnés du problème n’ont pas en changé depuis près de 30 ans : la culture d’entreprise joue un rôle primordial dans le succès d’une opération de fusion-acquisition.

 

L’étude menée par Mercer indique que 43 % des transactions de fusion-acquisition ont rencontré des freins culturels importants ayant entraîné des reports dans la concrétisation des opérations, la réduction des prix d’acquisition voire l’abandon pur et simple des opérations. Dans 67 % des cas, les problèmes de culture sont facteurs de retard dans l’intégration et limitent la réalisation des synergies attendues. Il se confirme donc que la culture est donc un paramètre essentiel, à ne pas négliger dans la conduite des transactions.  

 

 « Si les professionnels des fusions et acquisitions souhaitent accélérer la profitabilité des transactions pour les actionnaires, notre étude leur annonce clairement la couleur : la culture, ça compte », prévient Jeff Cox, global M & A transaction services Leader chez Mercer. « Quand on cherche à faire évoluer les talents pour bâtir une future organisation, impossible de faire l’impasse sur la dimension culturelle ».

 

Le document s’intéresse également aux comportements et aux opinions des répondants, variables selon leur fonction, leur secteur d’activité, leur âge et leur situation géographique. Ainsi, les professionnels des ressources humaines voient dans « la collaboration » (69 %) et « l’incitation à la prise d’initiative » (64 %) les composantes les plus importantes de la culture, alors que les cadres dirigeants jugent au contraire « la gouvernance et les processus de prise de décision » (60 %) comme le critère dominant.