Métallurgie : Accord sur la formation tout au long de la vie

L’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) a signé le 13 novembre avec les syndicats CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC, un nouvel accord sur la formation tout au long de la vie. La CGT dit consulter ses instances avant de se prononcer.

 

 

Le texte reprend l’accord du 1er juillet 2011 qui avait rassemblé l’ensemble des textes de la branche portant sur ce sujet et l’actualise en intégrant les nouvelles dispositions de l’Accord National Interprofessionnel sur la formation du 14 décembre 2013, signé par FO, et la loi du 5 mars 2014.

 

Il définit les orientations d’une politique d’abondement du Compte Personnel de Formation qui permettra de renforcer les moyens pour des publics prioritaires. C’est le cas des salariés disposant d’une qualification insuffisante ou inadaptée à l’évolution des technologies de l’entreprise ; des personnes en mobilité professionnelle ou occupant un emploi menacé. Sont également concernés à ce titre les CDD, les collaborateurs ayant 20 ans d’activité professionnelle, âgés de 45 ans ou plus, les travailleurs engagés dans une démarche de création ou reprise d’entreprise, ceux qui reprennent le collier après une absence longue durée, les personnes handicapées, les demandeurs d’emploi suivant une formation menant à un emploi en tension de la branche, etc.

 

Pour parvenir à un compromis, trois groupes techniques paritaires se sont tenus depuis le mois de mai 2014 et  quatre séances de négociation ont eu lieu depuis juillet.

 

Même en étant signataires, les syndicats ont exprimé des regrets. FO Métaux déplore «  la précipitation et le flou qui ont entouré la négociation du fait d’une date d’application de la loi au 1er janvier 2015 et des décrets d’application non encore publiés aujourd’hui ».

 

La FGMM-CFDT, indique d’un point n’a pas avancé dans cette négociation. « Il s’agit des cas d’utilisation du CPF de droit sur le temps de travail. C’est un manque d’ambition notoire de l’UIMM pour le développement de la formation professionnelle dans la branche. L’organisation des employeurs de la métallurgie semble ne pas avoir saisi toute l’importance de la montée en qualification massive des salariés de la branche. ». Quant à la CFE-CGC, elle reproche à l’UIMM se ne pas avoir « saisi cette négociation pour augmenter l’attractivité e la branche en revalorisant de façon significative la rémunération des alternants et notamment ceux du supérieur qui représentent 65% des apprentis ».