Métiers du conseil : la reprise s’accélère, la profession anticipe une tension sur le marché du recrutement

L’heure est au redémarrage, pour les sociétés de conseil, constate l’étude annuelle publiée le 29 juin par la fédération professionnelle Syntec Conseil.  Au mois de mai 2021, 77 % des sociétés interrogées estimaient que leur activité était satisfaisante, voire supérieure au budget prévisionnel. Depuis, la reprise est progressive et l’ensemble des entreprises interrogées exprime des perspectives de croissance réjouissantes pour 2021 de +11 % en moyenne par rapport à 2020 et de +3 % par rapport à 2019.  Bref, la tendance est à l’optimisme.

 

Cela profite à l’emploi, avec une hausse des effectifs estimée à environ 5 % en moyenne sur les six premiers mois de l’année. Un signe qui ne trompe pas : le turn-over, plus faible en 2020, reprend depuis janvier. Afin d’éviter la fuite des talents, certaines sociétés ont même durci les conditions de rupture. La profession s’attend à une tension accrue sur le recrutement dans les prochains mois.

 

Pour les attirer et les fidéliser, les cabinets expérimentent de nouvelles méthodologies depuis un an, à l’image du pré-boarding dont l’objectif est de maintenir l’intérêt du candidat jusqu’à son arrivée dans l’entreprise. Le recrutement pourrait lui aussi passer au mode hybride, mixant des entretiens en distanciel pour la présélection et une rencontre en physique pour entériner le choix du candidat.

 

«Pour la première fois depuis longtemps, les entreprises du conseil et des études se sont focalisées pendant plusieurs mois sur l’organisation du travail. De nombreux outils ont été déployés et de nouvelles façons de travailler ont vu le jour » note Laure Benaroya, vice-présidente de Syntec Conseil et pilote de l’étude (photo).

 

À l’instar de la grande majorité des entreprises françaises, les sociétés de conseil et d’études avaient connu un arrêt brutal de leur activité au moment du premier confinement en mars 2020. Ce sont les petites structures qui avaient le plus souffert de la situation, notamment les acteurs du conseil en recrutement et les instituts d’études. Les agences- conseils en communication avaient également été durement impactées, surtout les activités de l’événementiel, avec un recours plus important au chômage partiel.