Mobilité : l’argent redevient le premier critère

Les temps sont durs. Oublié, le discours sur l’intérêt du poste et le contenu des responsabilités. Les pieds sur terre, les cadres privilégient la rémunération, lorsqu’ils se voient proposer un poste, nous constate le cabinet de recrutement Robert Half

 L’enquête, menée par un institut de sondage indépendant auprès de 200 directeurs et responsables des ressources humaines d’entreprises françaises, est formelle : pour 76% des candidats, l’argent est un critère décisif pour accepter un nouveau poste. Si ces dernières années, les candidats pouvaient hésiter à négocier leur rémunération lors d’un entretien d’embauche, réviser leurs prétentions salariales à la baisse voire accepter la première proposition venue, Robert Half observe un net changement. Les candidats accordent aujourd’hui une plus grande importance à la rémunération lors du processus de recrutement.

 Un candidat sur trois déclare décliner une proposition d‘embauche en raison d’une rémunération et/ou d’avantages non satisfaisants. 28% des candidats avancent pour motif de refus une proposition plus attractive émanant dans une autre entreprise. Et un postulant sur six préfère in fine rester chez son employeur , suite à une éventuelle contre-offre. Il n’est pas rare qu’une valorisation soit proposée au démissionnaire, afin de le retenir. Et cette proposition comprend généralement, une promotion, une augmentation de salaire, de nouveaux avantages et/ou de nouvelles responsabilités.

 Pour Olivier Gélis, DG  de Robert Half, « Contrairement à ce que le contexte pourrait faire croire, il n’est pas aisé pour les entreprises de recruter certains candidats. Les plus compétents sont toujours extrêmement sollicités ». Son conseil aux recruteurs : « pour embaucher le candidat idéal, il vaut mieux offrir une rémunération à la hauteur du marché et ne pas prendre le risque de le perdre pour un delta de rémunération finalement dérisoire ».