Mobilité professionnelle : les cadres sont plus frileux, mais guettent les opportunités internes (étude Apec)

Dans le contexte de la crise sanitaire, les cadres sont moins enclins à bouger vers l’extérieur, constate une étude de l’Apec publiée ce 9 juillet. Ils pourraient se tourner vers les offres internes.

 

Par rapport à l’an dernier, le changement est radical. Le taux de mobilité constaté en 2019, équivalent à celui des dix dernières années (7 %), va probablement diminuer fortement en 2020. L’Observatoire de l’Apec estime que les cadres en 2020 seront davantage « frileux » et moins enclins au changement d’entreprise, alors même que les propositions diminuent. La chute est évaluée à 34 % par l’organisme du boulevard Brune. « Cette baisse vient réduire les opportunités de mobilité externe des cadres tout en impactant leur confiance en l’avenir ». Résultat : les intéressés sont moins enclins à changer d’entreprise.

 

 Néanmoins, faute d’ouvertures externes en nombre, la mobilité interne pourrait être davantage mise en œuvre par les entreprises dans le cadre de leur gestion des RH et pour accompagner leurs transformations. Moins dépendante de la conjoncture, elle représente une alternative. Au cours de l’année 2019, 19 % des cadres du secteur privé ont connu une mobilité interne. Depuis 2009, contrairement à la mobilité externe, elle reste relativement stable, même en période de crise ou de dynamisme du marché de l’emploi cadre.

 

De manière générale, les changements en interne s’effectuent dans une optique de progression. Ainsi en 2019, 14 % des cadres souhaitaient des perspectives d’évolution plus importantes et 12 % gagner en responsabilité. À l’instar de la mobilité externe, la mobilité interne permet de voir augmenter sa rémunération et de bénéficier d’une promotion hiérarchique. Même si les cadres qui ont vécu une mobilité interne se disent moins satisfaits de leur équilibre de vie.