Motivation : ce que veulent vraiment les salariés

Selon l’étude mondiale sur les dernières tendances en matière de gestion des talents que vient de publier Mercer, les salariés veulent une rémunération équitable, du sens à leur travail et de la flexibilité dans l’organisation. Transmis aux DRH.

L’édition 2018 de cette enquête récurrente est intitulée Libérer le potentiel humain à l’ère du numérique. On y apprend que dans trois cas sur quatre, les salariés épanouis sur le plan personnel et professionnel travaillent dans une entreprise donnant un réel sens à leur travail. Pour cela, plusieurs conditions doivent être réunies  : mobilité, apprentissage et expérimentation. Sans ces ingrédients, 39 % des employés envisagent de changer d’employeur, même s’ils sont plutôt contents du poste qu’ils occupent.

 

 Les systèmes de rémunération et les pratiques de promotion comptent aussi parmi les attentes majeures des collaborateurs. Et sur ce plan, une bonne partie d’entre eux se disent déçus. Seulement 53 % des personnes interrogées déclarent que leur entreprise fait preuve d’équité en matière de rémunération et d’évolution de carrière.

 

 Le troisième sujet de préoccupation est la flexibilité. Les employés du panel réclament des conditions de travail plus souples leur permettant d’allier plus facilement vie personnelle et vie professionnelle. Là au moins, les intérêts convergent : les organisations prêtent une oreille attentive à ces souhaits. 80 % des dirigeants voient dans la flexibilité du travail une dimension fondamentale de leur proposition de valeur , contre 49 % l’an passé. Néanmoins,  41 % des employés craignent que le choix de modalités de travail plus souples ne pénalise leurs perspectives d’avancement.

 

« Le manque de flexibilité au travail handicape de manière disproportionnée les femmes et les seniors, occasionnant absentéisme, découragement et burn-out. Sachant que le déficit de compétences se creuse et que la qualification des collaborateurs gagne en importance, une nouvelle pyramide de compétences au sein de l’organisation constitue à la fois un impératif opérationnel et sociétal », souligne Ilya Bonic, président de l’activité de gestion des talents chez Mercer (photo).