Natixis : une expertise minimise l’intérêt de la délocalisation des services informatiques

Les organisations syndicales et le comité central d’Entreprise de Natixis s’appuient sur une expertise extérieure pour contester une nouvelle fois le bien-fondé du projet Atlas. Lequel vise à délocaliser l’informatique à Porto (Portugal). La banque attend de ce transfert une économie de 4 %, soit 27 M€ par an.

Selon l’ expertise commanditée par les représentants du personnel, cette estimation serait largement surfaite. Notamment, elle ne tiendrait pas compte des coûts. Maintenir ces 600 postes en France permettrait d’économiser au bas mot 15 M€ par an. Cela présenterait surtout l’avantage de diminuer fortement les risques opérationnels liés à la migration. Lesquels pourraient avoir un impact sur la continuité de service.

 

Les syndicats et le CCE demandent à leur direction, « au vu des risques encourus et du faible écart en termes de retour sur investissement, que l’option France soit immédiatement étudiée et réévaluée. D’autant que la localisation d’une captive en région permettrait d’être en ligne avec l’ADN de la banque mutualiste et en cohérence avec sa politique RSE ».