Nouvelle gouvernance de Renault : accueil positif et attentes des syndicats

 La CFE-CGC, première organisation syndicale de Renault SAS, accueille positivement la nouvelle gouvernance, constituée du tandem Jean-Dominique Senard, président du conseil d’administration, et Thierry Bolloré, DG (photo). Le syndicat réclamait depuis le début de la crise la séparation des fonctions de président et de directeur jusque-là conjointement exercées par Ghosn. Il dit attendre que les nouveaux dirigeants « redynamisent la confiance des salariés du groupe afin que les défis futurs soient solidement abordés ».

 

De son côté, la fédération FO Métaux exprime son soulagement : « l’Alliance sort enfin de ce feuilleton économico-politico-judiciaire et médiatique qui durant 67 jours s’est joué au mépris de 20 années d’efforts et de coopération des 450 000 salariés dans le monde ». Pour la suite, FO veut que « les engagements pris dans le cadre de l’accord de compétitivité CAP 2020, déterminants pour l’avenir des 50 000 salariés de Renault en France », soient tenus. Il s’agit notamment des investissements dans les usines (500 M€), des recrutements en CDI (5000 d’ici fin 2019), l’affectation de nouveaux véhicules ou plateforme dans chacune des usines de carrosserie montage en France.

 

Pour la CFDT aussi, « la séparation des pouvoirs de président et de directeur général est garante d’une meilleure gouvernance ». Elle estime qu’il est « temps de faire évoluer l’objet social de l’entreprise, dans l’intérêt des parties prenantes de l’entreprise, en particulier les salariés »

 

La CGT souhaite que l’État, les organisations syndicales et la direction de l’entreprise engagent « rapidement un réel débat de fond le devenir de Renault en France ». L’affaire Ghosn doit être l’occasion de s’interroger sur la transparence des rémunérations des dirigeants, le fonctionnement du conseil d’administration, la place des organisations syndicales, et le rôle des administrateurs salariés. Tout cela doit être rediscuté, dit la CGT

 

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