Office national des forêts : métamorphose en vue

Quatre bataillons d’auditeurs et évaluateurs des services publics (inspection générale de l’administration, IGA, Conseil général de l’environnement et du développement durable, inspection générale de finances et Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux) ont passé à la paille de fer le contrat d’objectifs et de performance 2016-2020 de l’Office national des forêts (ONF). L’établissement public emploie environ 10 000 personnes représentant plus de 9000 équivalent temps plein. La mission conjointe vient de rendre son rapport aux ministres de tutelle François de Rugy, Gérald Darmanin, Jacqueline Courault et Didier Guillaume.

 

Le document qui sera rendu public dans les prochains jours comprend des recommandations visant à « assurer une gestion multifonctionnelle des forêts publiques qui réponde pleinement aux enjeux du changement climatique, de développement de la filière bois, de préservation de la biodiversité, et du développement des territoires ruraux ».

 

Le gouvernement va s’en inspirer pour élaborer un plan de transformation sur 5  ans. Les principaux axes en seront : l’amélioration de la performance de l’établissement, la rationalisation des fonctions supports, la modernisation des systèmes d’information et la révolution numérique.  Il est aussi question d’une « meilleure adéquation des emplois aux missions s’appuiera sur une gestion des ressources humaines réformée et modernisée ». En outre, « la gouvernance de l’office sera redéfinie.

 

L’ONF devra se doter d’un plan stratégique pluriannuel et d’un conseil d’administration resserré.  Elle associera les partenaires de l’Office selon de nouvelles modalités à définir.  Au sein de l’établissement public à caractère industriel et commercial, la continuité des activités concurrentielles de travaux et services sera assurée dans le cadre d’une filiale qui participera à l’amélioration de la transparence financière, précisent les ministères.

 

Ce n’est pas tout : les relations entre l’office les communes et l’État seront redéfinies :  un versement compensateur, qui finance la gestion des forêts communales par l’ONF, sera conservé et le financement de la gestion des forêts domaniales et des missions d’intérêt général sera clarifié afin de doter l’office d’un cadre d’action stable et prévisible. Les parties prenantes seront associées à ces travaux.