Ordonnances : la CFDT regrette « une occasion manquée »

La confédération de Laurent Berger (ci-contre) se flatte d’avoir limité les dégâts lors de la concertation, citant les concessions relatives au rôle des branches en matière de prévoyance, le bornage du contrat de chantier, ou encore le relèvement du seuil de déclenchement des plans sociaux. Elle se félicite aussi de quelques avancées, comme l’augmentation des indemnités légales de licenciement de 25% ou la négociation de branche sur la qualité de l’emploi pour encadrer le recours aux contrats courts.

 

Pour le reste, la CFDT se dit déçue. Les raisons ? D’abord « le pouvoir unilatéral des employeurs », renforcé selon elle, dans les plus petites entreprises : « six millions de salariés des petites entreprises ne pourront pas obtenir de contreparties lorsqu’un employeur voudra déroger au Code du travail ». Autres déceptions : la présence de représentants des salariés dans les Conseils d’administration ne sera pas généralisée à toutes les grandes entreprises et l’accompagnement des représentants du personnel par des experts sera limité et contraint. Bref, « C’est une occasion manquée ».