Patron de TPE : une position épanouissante, mais très exigeante

Il est épanouissant, voire grisant d’être patron de TPE, mais il faut accepter d’en payer le prix. C’est la conclusion de l’enquête réalisée par OpinonWay pour le compte d’American Express qui a enquêté, après d’un échantillon de 506 d’entre eux.

 

D’abord, les dirigeants sont stressés. Sous la casquette de chef d’entreprise, deux sur trois connaissent une pression plus élevée que précédemment. C’est encore plus manifeste chez ceux qui ont des salariés. Ils sont trois sur quatre dans ce cas. Les petits patrons mangent mal. La teneur de leurs repas est dégradée, leur fréquence reste soumise au rythme de travail. Ainsi, 65 % des patrons de TPE n’hésitent pas à sauter un repas quand leur journée est trop chargée. Cela arrive une fois par semaine pour 1 dirigeant sur 3.

 

L’alimentation n’est pas le seul aspect touché, la qualité du sommeil est aussi altérée : la moitié du panel estime que sa qualité s’est détériorée et dans deux cas sur trois, la perturbation est directement liée à l’activité professionnelle. Un autre sacrifice concerne la vie sociale et familiale. En devenant entrepreneur, le dirigeant de TPE renonce à une partie de sa vie personnelle : la place des proches et le temps des activités consacrées aux loisirs comme le sport sont réduits. Pour les deux tiers d’entre eux, le temps consacré à la famille et aux amis est moins important qu’avant. La modification de la répartition du temps de vie professionnelle est particulièrement prononcée chez les plus jeunes : les moins de 34 ans sont 82 % à le dire.

 

Néanmoins, le patron de TPE reste lié de son premier cercle de relations. 76 % des intéressés parlent de leurs problèmes à leurs proches et ils se tournent prioritairement vers leur famille (69 %). En revanche, 14 % d’entre eux déclarent ne se confier à personne. Sur un autre plan, cette catégorie d’actif n’arrive pas maintenir une activité sportive régulière. Près de 40 % des personnes interrogées ne s’exercent pas, ou peu. 84 % renoncent par manque de temps. Ces répercussions directes sur la qualité de vie n’empêchent pas les patrons de TPE d’être heureux. Ils sont 80 % à déclarer être épanouis dans leur business. Pourtant, la fonction semble insuffisamment valorisée aux yeux de deux dirigeants sur trois.