Pénibilité : les agriculteurs, les coopératives et l’industrie agroalimentaire mettent la pression

La mise en œuvre du compte de prévention de la pénibilité devrait être repoussée au 1er janvier 2017, préconisent l’Ania, Coop de France et la FNSEA. Les trois organisations d’employeurs n’en peuvent plus d’attendre la publication des décrets. « A ce jour, faute de publication des décrets d’application, les branches professionnelles sont dans l’impossibilité de travailler à d’éventuels référentiels et les entreprises ne sont pas en mesure d’appliquer le dispositif », disent-elles en chœur. Elles insistent sur la situation des TPE « qui ne disposent pas des moyens humains et financiers pour assurer cette nouvelle obligation ». En outre, des modifications sont encore attendues : le facteur postures pénibles doit être réécrit, les salariés saisonniers de moins de 3 mois doivent être exclus, et le facteur agents chimiques, qui n’a fait l’objet d’aucune concertation, doit être réexaminé.

 

Toutes tailles confondues, les entreprises s’interrogeraient sur les coûts futurs du dispositif qui ne figurent pas dans l’étude d’impact, alors que de nombreuses activités traversent une crise de compétitivité. « Nous avons fait preuve de responsabilité en reconnaissant le principe du compte pénibilité, tout en appelant à la mise en œuvre d’un dispositif plus juste, plus simple et plus opérationnel à même de sécuriser les employeurs et les salariés. Plus ces solutions seront simples, mieux elles seront appliquées, pour de meilleures conditions de travail des salariés », précise le communiqué.