Personnes handicapées : les associations réclament la fin de « l’exil forcé en Belgique »

Un rapport parlementaire constate que de personnes handicapées sont encore contraintes d’émigrer en Belgique, faute de solutions d’accompagnement de proximité, adapté . L’Unapei qui fédère 550 associations presse le gouvernement de mettre fin à cette situation.

La Commission des Affaires sociales du Sénat vient de rendre public le rapport d’information de Claire-Lise Campion, sénatrice socialiste de l’Essonne et de son homologue LR des Deux-Sèvresn Philippe Mouiller  sur la prise en charge des personnes handicapées françaises dans des établissements situés en dehors du territoire national.  le document confirme que 6 800 personnes, adultes et enfants, ont été accueillies en 2015 en Belgique sur des financements publics. Il estime à environ 400 M€ la dépense publique engagée pour l’accueil de ces citoyens handicapés. « Cela ajoute une aberration économique à la détresse humaine engendrée par les exils forcés », déplore l’Unapei qui fédère 550 associations.

 

En 2015, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, avait annoncé la création d’un « fonds d’amorçage » de 15 M€ destiné à financer des solutions alternatives pour stopper les départs contraints vers l’autre rive du Quiévrain. Ce fonds été reconduit en 2017. Le rapport sénatorial juge son usage incertain. Luc Gateau, président de l’Unapei s’emporte : « Combien de temps faudra-t-il encore attendre avant que le drame des exils forcés en Belgique trouve un terme ? Le rapport sénatorial atteste une situation que l’Unapei dénonce depuis des année : des familles et des personnes poussées à l’exil, notamment  des autistes et des  polyhandicapées. Délocaliser notre obligation de solidarité est humainement inacceptable et économiquement insensé».