Plan de relance : l’économie sociale et solidaire rêve d’un new deal à un milliard d’euros

L’Union des entreprises de l’économie sociale (Udes) est reçue à Matignon ce 10 juillet, dans le cadre du tour de piste que fait le Premier ministre, Jean Castex, avec les organisations patronales et syndicales. L’organisation propose « un new deal social et écologique » qui passe par la création d’un fonds d’investissement d’un milliard d’euros, censé appuyer « une stratégie de performance économique, sociale et environnementale, une réforme de la fiscalité en direction des associations, l’utilisation de la commande publique comme levier d’aide au secteur de l’insertion ».

 

L’organisation présidée par Hugues Vidor (photo), milite pour la création de 100 000 « emplois boost » : ciblés prioritairement vers les entreprises à but non lucratif ou à profit limité, en échange d’un engagement sur la localisation de l’emploi et d’une mesure d’impact, ces emplois qualifiés à forte valeur ajoutée permettraient de conduire et d’accompagner des projets de mutation dans le médico-social, l’économie circulaire et la transition écologique en ciblant d’abord les jeunes.

 

L’organisation suggère de réserver 200 M€ aux missions locales et aux réseaux information jeunesse afin d’adapter les dispositifs tels que le Parcours contractualisé d’accompagnement adapté vers l’emploi et l’autonomie (Pacea) et la Garantie jeunes. Tout en renforçant l’obligation de formation des décrocheurs . Sur un autre plan, l’économie sociale et solidaire avance l’idée d’une exonération temporaire de contribution patronale d’assurance chômage d’au moins six mois pour l’embauche en CDI d’un travailleur âgé de moins de 26 ans ou la création d’une prime à l’embauche.