Plan social en vue chez Gefco. Un emploi sur huit visé

Le logisticien Gefco, filiale à 75 % de Russian Railways s’apprête à supprimer 530 emplois sur environ 4200. Un comité central d’entreprise est prévu le 25 février.

Marc Cahingt, patron de l’entité France, a levé un coin de voile sur le projet lors d’une rencontre avec les élus du personnel. « Pour réussir la transformation de l’entreprise et si nous voulons continuer à exister après 2017, une restructuration s’impose », leur a-t-il soufflé, en substance. Des détails devraient être dévoilés lors du CCE convoqué pour le 25 février.

 

Selon nos informations, tous les sites de l‘Hexagone et toutes les unités opérationnelles seraient touchés, à la notable exception des activités de transport de véhicules finis, FVL dans le jargon maison (finished vehicles logistics).

 

Le transport intrazone (OVL ou overland transport) paierait un lourd tribut : 270 postes rayés d’un trait. La branche pièces détachées -Warehouse and reusable, dit WRP perdrait 170 collaborateurs, contre environ 150 pour la messagerie et 30 pour le maritime (OVS, alias overseas). Les administratifs, RH inclus, ainsi que le personnel du SAV ne seront pas épargnés. 150 d’entre eux perdraient leur job. Gefco préparerait un arsenal de reclassements internes et d’accompagnement vers la mobilité externe, conséquent.

 

En 2013, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 4 Mds€ pour un résultat opérationnel de 95 M€. Le business se porte toujours bien, mais le groupe souffre d’une trésorerie un peu juste et fait face à une violente concurrence. Il doit aussi anticiper l’atténuation du lien sécurisant qui le lie encore à PSA, toujours actionnaire à hauteur de 25 %. Il reste le logisticien exclusif du constructeur dans le monde, mais la part de la firme au lion dans le chiffre d’affaires devrait cependant passer de 50 % à 29 % en 2020 tandis que la part des industriels hors PSA devrait atteindre 43 % contre 35 % aujourd’hui.