Plus d’un tiers des CDI sont résiliés avant le premier anniversaire

Le contrat de travail à durée indéterminée ne se traduit pas toujours par une relation durable, constate une étude de la Dares (ministère du Travail) qui s’appuie sur des données datant de 2011.

 

Le CDI n’est plus ce qu’il était. Plus d’un tiers (36,1 %)  des contrats à durée indéterminée signés en 2011 ont été rompus avant leur premier anniversaire. Une proportion en hausse de 2,5 points par rapport aux contrats du même type enregistrés en 2007, constate la Dares. Le risque de séparation reste particulièrement élevé au cours des trois premiers mois. 10 % des CDI conclus en 2011 ont duré moins d’un mois et 19,6 % moins d’un trimestre.

 

Le premier motif de rupture au cours de cette première année est la démission: 6,1 % des embauches prises en compte dans l’étude ont été résiliés pour ce motif. Les erreurs de casting, (période d’essai non concluante) sont aussi fréquentes. Elles sont à l’origine de 12,7% des séparations précoces.

 

Toutefois, souligne l’étude, la probabilité de rupture dans un délai d’un an varie selon les secteurs d’activité. « Elle est maximale dans le secteur de l’hébergement et de la restauration où elle atteint 58,6 %. Elle varie aussi selon l’âge et la catégorie socioprofessionnelle : chez les salariés de 15 à 24 ans, la probabilité qu’un CDI soit rompu avant un an est de 45,6 %, contre moins de 35 % pour les autres classes d’âge ». Enfin, la majorité des CDI concernant des employés peu qualifiés sont dénoncés en moins d’un an.