Plusieurs branches du commerce ne rémunèrent pas au niveau du smic

Même limitée à 8 centimes de l’heure, la hausse du smic au 1er janvier 2015 fait passer plusieurs branches du commerce en dessous du seuil minimum de rémunération et attire l’attention sur les bas salaires. FO en appelle au ministère du Travail.

 

L’augmentation du Smic horaire de 9,53 € à 9,61 € n’ira pas sans effet pour les employeurs du commerce non alimentaire. C’est le cas de la distribution de machines à coudre, une activité de niche dont la grille des minima, n’a pas été renégociée depuis 15 ans et reste toujours libellée en francs.

 

C’est aussi le cas pour l’habillement succursaliste. Tous les niveaux de base employés se situent en dessous du minimum interprofessionnel. Les cadres n’y sont d’ailleurs pas mieux traités. Les ¾ de la grille les concernant se trouvent en deçà du plafond de la sécurité sociale, seuil de référence pour les cols blancs.

 

Dans le bricolage, les deux premiers niveaux sont également concernés. Tous les minima des cadres en dessous du plafond de la Sécurité Sociale (3170 €).

 

« Les enseignes du commerce ont pourtant été gâtées par le gouvernement avec le CICE et le Pacte de responsabilité », s’insurge Christophe Le Comte, secrétaire de la Section fédérale du commerce FO. Son syndicat demande à toutes les branches du commerce non alimentaire d’ouvrir des négociations salariales.