Pour 2017, les salariés français sont les plus pessimistes en Europe, après les grecs

Deux salariés français sur trois (66 %) estiment que la situation économique ne s’améliorera pas en 2017, selon la dernière édition de l’étude Randstad Workmonitor. Les Français seraient donc plus pessimistes pour 2017 qu’ils ne l’étaient pour 2016, selon cette enquête, menée en ligne du 26 octobre au 9 novembre 2016, auprès d’un panel de 1 000 employés âgés de 18 à 65 ans, travaillant au moins 24 heures par semaines.

 

En un an, la part des Français qui s’attendent à une détérioration de la conjoncture au cours de l’année à venir a augmenté de 7 points. Parmi les 33 pays étudiés, la France se classe de nouveau parmi les plus pessimistes. En Europe, seule la Grèce compte une plus forte proportion de salariés inquiets pour l’avenir de leur pays : 81 % des salariés hellènes s’attendent à une année 2017 pire que 2016.

 

« Notre pays se distingue par son niveau de chômage toujours très élevé. A cet égard, l’année 2016 a été marquée par deux bonnes nouvelles : la baisse du taux de chômage, réelle quoique faible, et les créations nettes d’emploi dans le secteur privé, en forte hausse sur un an. Mais ces deux signaux positifs sur le front de l’emploi étaient sans doute insuffisants pour nourrir la confiance des salariés français, notoirement pessimistes, à l’heure où se profilent en France d’importantes échéances politiques », commente François Béharel, président du groupe Randstad France (photo).