Pour la première fois depuis dix ans, la branche accidents du travail et maladies professionnelles est dans le vert.

Pour la quatrième année consécutive, l’Assurance maladie-risques professionnels, branche accidents du travail de la Sécu, affiche un résultat positif à fin 2016. Elle a dégagé 762 M€ d’excédent.  Cela a permis d’éponger les déficits cumulés au cours des exercices antérieurs. Mieux, la situation nette est excédentaire. Du jamais vu depuis dix ans.

Le secteur de la Sécu qu’on appelle couramment AT/MP a intégralement épuré la dette liée à des déficits successifs depuis 2004. C’est la seule branche de la Sécurité sociale à le faire sans l’aide de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). C’est le fruit d’une politique de prévention ciblée, déployée dans le cadre de la convention d’objectifs et de gestion 2014-2017. Cela a visé notamment les troubles musculo-squelettiques, des cancers professionnels (CMR – produits cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques), les chutes dans le BTP.  

 

C’est aussi le résultat d’une concertation avec les partenaires sociaux pour plus de simplicité et d’équité dans la tarification. Sur un autre plan, l’organisme a amélioré son fonctionnement, en s’attachant à « garantir les mêmes droits partout en France ». Grâce notamment à l’instauration d’une gouvernance régionale, dans le but d’harmoniser les pratiques en région ; la création d’outils de pilotage et la diffusion d’un programme de travail national sur le recours au comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP). Une d’une stratégie nationale autour de l’investigation a été également lancée.