Pour l’emploi, les autocars Macron ne tiennent pas la route

Sur les cinq compagnies qui se sont lancées sur ce marché dans le sillage de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques du 6 août 2015, seules trois subsistaient un an plus tard. Le secteur ne compte que 2100 emplois.

La note que publie France Stratégie est catégorique :  le modèle économique des autocars nés de la loi qui libéralise le secteur pour des liaisons supérieures à 100 km reste déficitaire.  La faute à des tarifs très bas et l’insuffisance de gares routières. Sur les cinq compagnies qui se sont lancées sur ce marché, seules trois subsistaient un an plus tard.  Du côté de l’emploi, pas de raz de marée à l’horizon. À la fin du premier trimestre 2017,  le secteur comptait 2 100 emplois, en incluant ceux créés par les opérateurs et leurs sous-traitants ou partenaires.

 

Pour autant, Christine Raynard et Jincheng Ni, auteurs de la note,  se veulent optimistes. « La libéralisation du transport par autocars longue distance a permis de proposer une nouvelle offre de mobilité de qualité à prix attractif, venant concurrencer la voiture particulière et le train », constatent-ils.  Le trafic est en pleine expansion. Selon l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), le nombre de passagers en 2016 dépasse les 6 millions.

 

La note pronostique que le marché des autocars poursuivra sa forte expansion au cours des prochaines années.  Selon le scénario le plus favorable, le nombre de passagers annuels pourrait atteindre 25 millions d’ici à 2030. A cette date, lLe nombre d’emplois total du secteur pourrait dépasser les 5 000.