Pour les emplois non pourvus, le Medef descend dans l’arène.

Le Medef a délégué ce 6 mars, au Salon de l’étudiant Porte de Versailles à Paris, un VRP de luxe : son président, Pierre Gattaz. Il est venu échanger avec les étudiants autour de leurs attentes et des actions de l’organisation d’employeurs en matière de formation et d’emploi des jeunes. Car, dixit le patron des patrons, « on ne peut sérieusement envisager d’améliorer l’insertion professionnelle des jeunes diplômés sans prévoir, tout au long de leur cursus, les éléments qui leur permettront de donner un sens concret à leur apprentissage et de bien préparer leur employabilité. Les outils sont nombreux et reposent sur une coopération active entre école et entreprise. »

 

Il n’est pas venu les mains vides au stand « Beau travail » retenu par l’organisation patronale, mais avec un extrait de l’observatoire tendance Emploi Compétence (TEC). Lequel chiffre à plus de 400 000 le nombre de postes disponibles, non pourvus. Ces CDI et CDD de plus de 6 mois, à tous niveaux d’étude et de formation restent vacants, souvent faute d’informations sur leur réalité. Rien qu’en Ile-de- France, TEC en recense près de 44 000 dans huit métiers.

 

 Les secteurs les plus concernés restent les services à la personne, avec notamment 9700 postes d’assistantes maternelles qui ne trouvent pas de candidates, la sécurité (7600 jobs), et l’hôtellerie-restauration, secteur qui cherche en vain des serveurs et des employés. Mais des fonctions de managers figurent également sur la liste. Notamment, toujours pour la seule Ile-de-France, 4300 ingénieurs et près de 2800 cadres commerciaux manquent actuellement à l’appel.