Pour les industries chimiques, le report de la baisse de cotisations sur les salaires est un « mauvais signal »

L’Union des industries chimiques (UIC) fait connaître sa déception. « Alors que les perspectives économiques restent incertaines et que le secteur de la chimie doit faire face à une concurrence internationale intense, le non-respect des engagements du gouvernement aura des conséquences négatives », estime Jean Pelin, DG l’organisation patronale. « Nos entreprises ont besoin d’un cadre fiscal et réglementaire stable, en particulier quand ce sont des PME ou des filiales d’entreprises étrangères, comme c’est le cas pour notre secteur ».

Il rappelle qu’en contrepartie des mesures du Pacte de responsabilité, la branche des industries chimiques a été la première à s’engager pour l’emploi avec 47 000 embauches prévues sur la période 2015-2017. Cet accord emploi du 10 juillet 2014 était soumis au respect par le gouvernement des mesures annoncées, en particulier la baisse de 1,8 % des cotisations familiales pour les salaires de 1,6 à 3,5 fois le SMIC. « Cette mesure, en élevant le seuil éligible à 3,5 fois le SMIC, permettait de renforcer la compétitivité de notre industrie, premier secteur industriel exportateur », regrette l’UIC.