Pouvoirs : le profil des dirigeants des entreprises du CAC 40, esquissé par le cabinet Robert Half

Robert Half, cabinet de recrutement spécialisé, publie son étude mondiale CEO Tracker — Profils de dirigeants, qui observe de près les parcours des patrons du CAC 40. Résultat : le big boss type est un homme, de nationalité française, diplômé d’une grande école avec une solide expérience dans la finance ou l’ingénierie.

 

Sur 20 CEO d’entreprises faisant partie des 40 premières capitalisations de la place de Paris dont les profils ont été scrutés, une majorité est nationalité française (85 %). Les femmes n’ont pas la cote, une seule figure parmi les cas étudiés.

 

L’étude indique également, que le big boss français est âgé en moyenne de 58 ans, le plus jeune a moins de 50 ans, et le doyen a 70 ans.  Le diplôme de grande école est un sésame indispensable, 75 % des happy few en sont munis. Néanmoins, il est possible d’accéder à de hautes fonctions sans formation : un des CEO n’a pas fait d’études supérieures.

 

Concernant les filières professionnelles les plus propices pour se frayer un chemin jusqu’à la plus haute marche la finance arrive en tête du classement (55 %). Viennent ensuite l’ingénierie (45 %), le commercial (35 %), le marketing et la publicité (30 %). Enfin, malgré la digitalisation de la plupart des industries, les nouvelles technologies arrivent en dernière position. Seuls 10 % des CEO ont une expérience et des qualifications dans ce domaine.

 

Le grand patron français est un frileux qui bouge peu. Le turnover reste faible. Six dirigeants occupent leur fauteuil depuis plus de 10 ans, dont un depuis plus de 20 ans et deux depuis plus de 30 ans, un record. Seul un CEO n’est en poste que depuis un an. A noter que 60 % des dirigeants français déclarent avoir atteint leur poste suite à des promotions internes.

 

 

 

« L’enquête relative aux CEO du CAC 40 révèle une image sans grande surprise pour ces profils de très haut niveau entre les mains desquels reposent les plus grands enjeux.. Si nous élargissons notre enquête aux patrons du SBF 250 et autres ETI nous observons un rapport inversé entre promotions internes et chasses externes, une féminisation un peu plus forte même si nous restons loin du compte, des parcours académiques qui restent de hauts niveaux et enfin un rapport plus équilibré entre les dirigeants issus de la technique et ceux issus de la finance. » conclut Fabrice Coudray, managing director, executive search, chez Robert Half (photo) .