PPG France ferme son usine de Bezons, la CGT Chimie s’indigne

Game over, pour l’usine PPG de Bezons (95). Le site qui emploie 208 salariés ferme. Ce n’est pas une surprise, le fabricant de mastics pour l’automobile et l’aéronautique a annoncé la fin de l’activité depuis octobre 2020. Le projet de PSE initial prévoyant des départs dès juin prochain ayant été retoqué par l’inspection du travail. La direction doit revoir son projet et prolonger les pourparlers avec les représentants des salariés. La plupart des collaborateurs e sont fait une raison, mais ils attendent un accompagnement digne d’une multinationale qui se dépeint comme « leader mondial des revêtements « .

 

La Fédération nationale des industries chimiques CGT (Fnic) insiste sur l’absence de justification économique du plan social. Une analyse confirmée par l’expertise que le CSE a diligentée. Pour le syndicat, il y a « une seule raison à cette décision du groupe : encore et toujours plus de rentabilité pour plus de profits et dividendes pour les actionnaires. Ce n’est là qu’une rationalisation des outils de production qui conduit à la délocalisation de la production vers l’Angleterre et l’Espagne ».

 

Tout cela se déroule sur fond d’extrême tension. La direction poursuit en justice 13 salariés grévistes accusés d’avoir bloqué l’accès au site. La Fnic s’indigne : « PPG qui, sans scrupules, a encaissé pendant des années les deniers publics, le produit des richesses créées par les salariés et qui aujourd’hui les jette comme un mouchoir en papier ».  Elle appelle à la grève, le 26 mai.