Pragmatique, la CFTC se félicite des compromis, avant tout

On s’en doutait, la CFTC le confirme : elle ne participera pas aux manifestations du 12 septembre orchestrées par la CGT. Elle juge prématuré de CFTC estime prématuré de formuler un avis catégorique sur l’ensemble des textes présentés ce 31 août.

 La confédération de Philippe Louis (photo) insiste avant tout sur les compromis qui se dégagent des trois mois de concertation avec le gouvernement.  Concernant la fusion des IRP, elle estime que « les lignes rouges  n’ont pas été franchies. L’instance unique conservera bien la totalité de ses prérogatives dont la capacité à ester en justice et le recours à l’expertise ». Idem pour les règles de licenciement. Elle prend acte de l’augmentation des indemnités légales et du barème d’indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse. Autres motifs de satisfaction pour la CFTC la création d’un plancher pour les entreprises de moins de 10 salariés.

 

En revanche, l’organisation reste dubitative sur certains points, tout en misant sur le sens des responsabilité des employeurs. C’est le cas, concernant l’articulation des normes entre accord de branche et accord d’entreprise. « Si ces modalités nouvelles de négociation sont utilisées dans le but de lever certaines contraintes qui pèsent sur l’entreprise tout en sécurisant davantage les salariés, alors il se peut que ces nouvelles dispositions contribuent effectivement à développer l’emploi », avance la centrale syndicale.  C’est également le cas pour la négociation en entreprise, sans syndicat. La CFTC « appelle la partie patronale au plus grand sens des responsabilités afin que la distinction d’effectifs ne conduise pas  à une distinction des droits et autres protections ».