Présidentielle : les propositions des candidats en matière d’emploi laissent les Français sceptiques

Le site d’offres d’emploi Keljob et Explorimmo, spécialiste de l’immobilier en ligne, présentent les résultats de leur baromètre mené avec l’IFOP sur le regard des Français sur les programmes des candidats à l’élection présidentielle. En matière d’emploi, le scepticisme règne.

Interrogés sur leur adhésion à différentes mesures dans le domaine de l’emploi, sans qu’en soit donné le nom de l’instigateur, 92 % des Français placent largement en tête une proposition qui avait été faite par Alain Juppé pour « mettre en place un programme de retour à l’emploi sur six mois à un an pour les personnes les plus éloignées de l’emploi ». 32 % y sont même très favorables, et 60 % l’envisagent comme une proposition réaliste.

 

La proposition de François Fillon pour « fixer la durée hebdomadaire du travail par des accords de branches ou d’entreprises plutôt que par une réglementation nationale » et celle de Jean-Luc Mélenchon pour « instaurer un quota maximum d’emplois précaires de 10 % dans les PME et 5 % dans les grandes entreprises » arrivent au second rang (69 % pour chacune d’elles). Si la première est jugée réaliste par une majorité de Français (63 %), il n’en va pas de même pour la seconde puisque 53 % l’estiment non réaliste.

 

Les propositions pour l’emploi qui remettent en cause le fonctionnement de l’assurance chômage génèrent le moins d’enthousiasme, et sont aussi celles qui sont jugées les moins réalistes par les Français interrogés.

 

Ainsi, la proposition du candidat d’En Marche ! de « permettre aux salariés qui démissionnent d’avoir accès aux allocations chômage » qui obtient en majorité l’adhésion des Français (64 %) n’est considérée comme réaliste que par un Français sur deux (49 %). La proposition de François Fillon de « diminuer le plafond des indemnités chômage » n’obtient l’adhésion que d’une courte majorité de Français (55 %), et n’est jugée comme réaliste que par 55 % d’entre eux.

 

Enfin, la suppression des cotisations sociales salariales chômage et maladie, compensée par une hausse de la CSG, proposée par Emmanuel Macron, est mal accueillie par plus de la moitié des Français (56 %), dont 16 % qui y sont tout à fait opposés. C’est d’ailleurs cette proposition qui est considérée comme la plus irréaliste (63 %).