Prévention des risques au travail : les artisans du BTP se décarcassent

La Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), la Chambre nationale de l’artisanat, des travaux publics et paysagistes (CNATP), l’Institut de recherche et d’innovation sur la santé et la sécurité au travail (IRIS-ST) et l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP) publient ce 14 mars une enquête sur la prévention dans les entreprises artisanales du BTP. On y apprend que celles-ci mettent en place des actions de prévention au sein de leur structure, en y associant leurs salariés, sans toujours réussir à impliquer ces derniers.

Les chefs d’entreprises du BTP interrogés sont 85 % à déclarer avoir mis en place des actions visant à améliorer la sécurité et les conditions de travail au sein de leur entreprise , répondant ainsi à leurs obligations réglementaires. Parmi les actions les plus citées figurent la mise à disposition d’équipements de protection individuelle (89 %), la présence d’aides à la manutention sur le lieu de travail (81 %), et des offres de formations liées à la sécurité (68 %). La vérification des produits dangereux et la prévention et le suivi des accidents du travail sont moins fréquemment invoquées (36 % et 45 % respectivement).

De fait, la majorité des petits patrons du BTP ont tendance à « réfléchir à l’organisation de leur activité de travail sans la formaliser », note l’étude. La moitié des dirigeants disent rencontrer «  des freins dans la mise en place des actions de santé et de sécurité au sein de leur structure et 64 % témoignent de difficultés à impliquer les salariés sur ces sujets ». Au nombre des autres entraves figurent : le manque de temps (63 % contre 66 % en 2016) mais également les coûts financiers (50 %) ou encore la non-adaptation des outils (26 %).

 

Cet état des lieux est censé permettre à l’IRIS-ST et à l’OPPBTP d’intervenir aux côtés des artisans en leur proposant des outils clés en main; des actions en prévention associées à l’évaluation des risques et directement intégrées à leur métier et situation de travail ; des campagnes de la sensibilisation par affichage obligatoire, etc.  

 

L’enquête a été réalisée en ligne par mail sur la France entière auprès de 594 dirigeants d’entreprises de 1 à 19 salariés adhérentes à la CAPEB, la CNATP ou l’OPPBTP.