Prévisionnel : l’Unédic entrevoit le retour à l’équilibre en 2023

Le bureau de l’Unédic est confiant. Il entrevoit le retour dans deux ans. « Avec le fort rebond de l’économie anticipé dès le deuxième semestre 2021, le déficit de l’Assurance chômage diminuerait pour se cantonner à hauteur de -2,4 Mds€ en 2022 et se rapprocherait de l‘équilibre avec -0,5 Md€ en 2023 » . La prévision tient compte de l’arrêt des mesures d’urgence, notamment de la prolongation des droits, et des effets de la réforme de l’Assurance chômage censée entrer en vigueur le 1er juillet . L’organisme table aussi sur un moindre recours au dispositif d’activité partielle, « dans un contexte d’une révision à la hausse des perspectives d’emploi ».

 

En attendant, il faut traîner un déficit estimé à 12 Mds€, soit 2 Mds€ de plus qu’envisagé lors de la prévision de février. L’impact de la crise sur la dette de l’Assurance chômage s’établirait à 37,2 Mds€ entre 2020 et 2022. Dans le détail, environ 20 Mds€ proviendraient des mesures d’urgence (15,6 Mds€ de l’activité partielle, 2,6 Mds€ de la prolongation des droits, 1 Md€ de l’année blanche pour les intermittents et 0,9 Md€ du report des cotisations).

 

Depuis le début de la crise, l’Unédic n’a pas baissé la garde malgré son endettement. Le prolongement des mesures économiques et sanitaires au 1er semestre 2021 a modifié le scénario de prévisions financières établi en février dernier. Au premier semestre, la hausse de recours à l’activité partielle et la prolongation des mesures d’urgence ont généré des dépenses supplémentaires (indemnisation des demandeurs d’emploi en fin de droit jusqu’au 30 juin, maintien des taux d’indemnisation d’activité partielle pour les employeurs) et des recettes moindres (reports de cotisations).