Produire en France : la CFE-CGC attend des actes

 Dans le concert patriotique qui accompagne les Assises du produire en France  réunies  jusqu’à demain (15 septembre) au Centre des congrès de Reims, la CFE-CGC fait entendre une petite musique qui fera siffler quelques oreilles du côté de Bercy. D’accord avec les guest stars  de différentes familles politiques, dont Bruno Lemaire, ministre LREM de l’Économie et des Finances, Arnaud Montebourg ex-ministre PS du Redressement productif, et Xavier Bertrand , ancien ministre LR du Travail pour défendre le made in France, le syndicat  de François Hommeril (photo) veut du concret.

 

« Il faut enfin passer de la parole aux actes », demande la confédération des cadres, déplorant le paradoxe français : « Les compétences et le savoir-faire de nos ingénieurs, techniciens et ouvriers sont largement reconnus et leur productivité individuelle est parmi les meilleures du monde. Et pourtant, le solde extérieur de notre industrie se dégrade d’année en année. L’emploi industriel pourtant pourvoyeur de métiers qualifiés, connaît une baisse inexorable ».

 

La CFE-CGC croit connaître les causes de cette situation. Primo, la financiarisation des grandes entreprises,  dont les dirigeants, « privilégient trop souvent une stratégie de rémunération élevée de leurs actionnaires devenus majoritairement des fonds d’investissement étrangers », au détriment de l’investissement. Secundo, les ratés des gouvernements successifs qui misent insuffisamment sur l’industrie.

 

Pour en sortir, la confédération de la rue du rocher avance des propositions : reprendre pied dans le capital de nos grandes entreprises, , via des fonds d’investissement français issus d’un actionnariat salarié mutualisé.  Améliorer la gouvernance des entreprises, notamment par  une plus forte représentation des salariés. Transformer  les cotisations sociales employeur à vocation universelle (maladie et famille) en  Cotisation sociale sur la consommation. Renforcer la RSE.