Projet d’accord sur l’assurance chômage : la CGT consulte ses structures

La CGT fait une analyse critique du projet d’accord, et ses motifs d’insatisfaction sont nombreux. Néanmoins, elle consulte ses organisations sur « l’opportunité d’une signature ».

Primo, la confédération de Montreuil estime que les 470 M€ d’économies annuelles générées par le nouveau dispositif « vont être faites sur le dos des travailleurs précaires », autrement dit les ceux qui sont sous le régime dit d’activité réduite. Intérimaires, titulaires de CDD ou travailleurs à temps partiel au SMIC, ils pourraient perdre 200 € de revenus mensuels, selon l’estimation de la confédération.

 

Secundo, 400 M€ seraient économisés au détriment des seniors avec les nouvelles balises fixées pour des droits prolongés de 24 à 36 mois. Selon la moulinette de la CGT, entre 50 à 52 ans, 40 000 chômeurs perdent 12 mois d’indemnisation.   De 52 à 55 ans, 40 000 autres doivent renoncer à six mois de subsides.

Dans les deux cas, ajoute l’organisation, « les femmes seront plus touchées que les hommes, parce qu’elles sont plus concernées par les temps partiels, et parce qu’elles ont plus de mal après 50 ans à retrouver du travail ». Elle aurait préféré que les 133 000 happy few qui touchent un salaire mensuel supérieur à 13 076 € contribuent davantage. Elle proposait aussi de revoir les allégements qui profitent aux primes d’intéressement et aux stocks options.