Prospective : l’avenir est prometteur. L’ennemi, c’est le robot

Motivé par son job, surtout s’il est enrichissant, le salarié a peur de l’automatisation et voit les machines intelligentes comme une menace, apprend-on dans une étude que publie ADP.

 

 Ces données ressortent d’une étude d’ADP Research Institute, menée auprès de 2 000 employeurs et salariés, dans 13 pays.  Elle indique que la plupart des personnes interrogées sont optimistes pour l’avenir, mais perçoivent certaines tendances de manière négative, en particulier lorsqu’elles sont susceptibles de remettre en cause la sécurité de leur emploi. Plus de 80 % des répondants sont optimistes lorsqu’il est question de travailler sur des tâches d’intérêt personnel ou sur des projets qui auront un impact sur la société dans les années à venir. En revanche, 45 % craignent que l’automatisation, les machines intelligentes et l’intelligence artificielle remplacent les hommes pour les tâches répétitives.

 

L’étude souligne également que les régions où la population est plutôt jeune sont plus ouvertes au changement. En Europe, 59 % des personnes interrogées sont enthousiastes par rapport aux changements à venir, contre 81 % en Asie-Pacifique. En fait, 52 % des Européens sont anxieux ou craignent de devoir acquérir rapidement de nouvelles compétences afin de s’adapter à de nouvelles fonctions, alors que c’est le cas de seulement 19 % des personnes en Asie-Pacifique. 

 

Auparavant, les individus définissaient la sécurité de l’emploi comme un état permanent d’exercice des fonctions. Aujourd’hui, avec les changements de l’environnement professionnel – en particulier en raison de l’automatisation accrue –, les salariés définissent la sécurité de l’emploi en termes de réseau professionnel et la possibilité de profiter de leurs relations pour trouver un emploi différent dans une carrière non linéaire. 93 % des répondants pensent qu’ils travailleront partout où leurs compétences seront nécessaires et presque 60 % pensent qu’il n’y aura plus d’âge standard de départ à la retraite. 

 Face à ces mutations, la fonction RH doit améliorer les interconnexions. Avec le développement du travail à distance, les professionnels des RH devront encore plus veiller à ce que les équipes soient réellement connectées. 95 % des personnes interrogées pensent qu’elles auront la possibilité de travailler de n’importe où.

 

À en croire l’étude d’ADP, les cinq tendances gagnantes en matière de ressources humaines sont : la flexibilité au travail, l’apprentissage et le développement professionnel en temps réel, l’autonomie, le sentiment de stabilité et la possibilité de travailler sur des projets enrichissants d’un point de vue personnel.