PSE chez Alstom Transport : la CFE-CGC espère des reclassements

La Fédération métallurgie CFE-CGC anticipe le PSE qui devrait aboutir à la suppression de 320 emplois sur les 590 du site Alstom de Belfort (90). Sans attendre l’annonce officielle attendue d’ici à la fin du mois, son président, Gabriel Artero, secondé par Jean-François Foucard, en charge de l’emploi et de la formation vont rencontrer la direction, demain 19 février, à Belfort.

 La fédération de la Métallurgie CFE-CGC souhaite obtenir des explications sur ce probable plan social que, faussement innocents, ils qualifient de « rumeurs  évoquées dans la presse nationale ». 320 employés du site spécialisé dans ferroviaire devraient voir leur emploi supprimé, sur un effectif total de 590 salariés. Les trois quarts des postes impactés relèvent du bureau d’études, d’où l’implication de la CFE-CGC. « Ce serait catastrophique pour la pérennité des compétences au sein de la filière », plaide le syndicat.

 

Il reconnaît pourtant que « le site ferroviaire de Belfort doit se relever des récentes annulations de commandes de locomotives de la SNCF qui, en raison d’absence totale de stratégie, n’ont pas abouti. Par ailleurs, l’arrêt de l’écotaxe après l’épisode des Bonnets rouges qui devait rapporter plus de 500 millions d’euros pour alimenter la filière ferroviaire a également mis à mal l’entreprise ».

 

La CFE-CGC rêve que General Electric « aille au bout de sa promesse concernant la création des 1000 postes » en reclassant les employés dont les postes sont menacés. Ce n’est pas gagné. Sur place, certains cadres s’interrogent même sur la survie du site, une fois qu’il aura été amputé.