Qualification : les titres professionnels sont freinés par la pénurie d’évaluateurs

La délivrance des Titres professionnels, levier essentiel aux mains du ministère du Travail, est freinée par la pénurie d’évaluateurs. Une campagne de recrutement est lancée pour la rentrée.

Les titres professionnels permettent de favoriser l’évolution professionnelle ou le retour à l’emploi de personnes n’ayant pas de diplôme. Ils s’obtiennent au terme d’un parcours de formation professionnelle ou par le biais de la validation des acquis de l’expérience (VAE) et attestent de compétences professionnelles offrant un accès direct à l’emploi. La trajectoire est constituée de modules appelés CCP (certificats de compétences professionnelles) capitalisables sur une période de 5 ans. Les jurys, exclusivement composés de professionnels, évaluent les postulants. 

 

Mais il manque des hommes de l’art pour faire passer les épreuves sur la base d’une mise en situation professionnelle. « C’est une expérience valorisante », assure le ministère de tutelle pour susciter des vocations. D’autant que le nombre de titres est important : 260 en tout. Les plus fréquents concernent les conducteurs routiers (marchandises et voyageurs), les assistantes de vie , secrétaires assistantes. Les emplois du BTP ( maçons, plombiers, peintres, électriciens…) et ceux liés à la vente sont aussi régulièrement présentés, de même que les titres de manutentionnaires, d’informaticiens -développeurs, assistants-et d’agents de restauration.

 

Pour siéger au sein des jurys, il faut être toujours dans le secteur d’activité ou l’avoir quitté depuis moins de 5 ans. Le ministère de l’Emploi assure des préparations spécifiques afin que les intéressés jouent leur rôle dans les meilleures conditions. Un serious game a même été mis au point.