Qualité de vie au travail : chez Kering et LVMH, les mannequins sont aussi concernés

Les rois du luxe, Kering et LVMH mettent en place une charte sur les relations de travail avec les mannequins, valable pour toutes leurs marques, partout dans le monde. Ce texte établit des standards élevés en matière de condition de travail, de responsabilité et de respect des personnes concernées.

 Les deux groupes s’engagent à ne travailler qu’avec des mannequins détenteurs d’un certificat médical valide attestant de leur bonne santé et de leur capacité à travailler, obtenu dans les six mois précédant la séance photo ou le défilé.  Adieu modèles faméliques à la taille improbable.  Et cela vaut autant pour les femmes que pour les hommes.  En outre, aucun mannequin de moins de 16 ans ne sera recruté pour participer à des défilés ou à des séances photo représentant des adultes. Des règles spécifiques s’appliqueront aux icônes de la mode âgées de 16 à 18 ans . Pas question de les faire travailler entre 22 h et 6 h du matin. La présence d’un accompagnateur (qui peut être l’un des parents du mannequin) désigné par leur agence devient obligatoire, l’intéressé étant logé au même endroit que son soutien. Pour couronner le tout, les agences de casting doivent s’assurer que les jeunes respectent leurs obligations scolaires.

 

 Les maisons de luxe précisent que « les mannequins doivent avoir la possibilité de formuler directement une réclamation en cas de litige avec une agence de mannequins, un directeur de casting ou une marque », sans se heurter à un barrage . Cela peut passer par exemple un référent désigné, ou transiter par une hotline.

 

Les initiateurs du texte appellent à un « changement dans les conditions de travail des mannequins dans la mode », insiste François-Henri Pinault, Président-Directeur général de Kering.  « Le bien-être des mannequins est pour nous un sujet fondamental. Nous avons la responsabilité d’établir de nouveaux standards dans la mode, et nous espérons être suivis en cela par d’autres acteurs de notre secteur », déclare en écho Antoine Arnault, membre du conseil d’administration de LVMH, DG de Berluti, et président de Loro Piana.

 

Un Comité de suivi de la charte, composé de représentants des marques, des agences et des mannequins, se réunira tous les ans, exceptionnellement deux fois, la première Anne).