Qualité de vie au travail en Ile-de-France : rythme accéléré, satisfaction en baisse

Selon l’édition 2016 de l’étude Santé et qualité de vie au travail en Ile-de-France réalisée par Malakoff Médéric, quatre salariés franciliens sur dix pensent que leur rythme de travail s’est accéléré au cours des 12 derniers mois. La même proportion dit avoir difficultés à concilier vie professionnelle et vie personnelle.

 

Globalement, la perception de la qualité de vie au travail s’est dégradée, à en croire les personnes interrogées. Cela s’explique par plusieurs facteurs. Primo, le déficit de reconnaissance par la hiérarchie : 41 % des salariés (34 % des cadres et 51 % des ouvriers) ne se sentent pas reconnus par leur hiérarchie. C’est le troisième élément cité spontanément par les salariés quand on évoque leur qualité de vie au travail, derrière l’ambiance et les relations avec leurs collègues, et la rémunération globale. Secundo, l’imparfaite conciliation entre vie professionnelle et vie privée. Tertio, l’intérêt et le contenu du poste. Sur ce plan, on observe une augmentation significative de la perte d’autonomie dans le travail.

 

Les Franciliens placent l’ambiance et les relations avec leurs collègues en tête des facteurs de qualité de vie au boulot, avant la reconnaissance, à égalité avec la conciliation vie privée – vie professionnelle.  Quatre sur dix ont des difficultés à concilier travail et engagements personnels ou familiaux (+ 4 points par rapport à la moyenne nationale). Le temps de trajet entre le domicile et le lieu d’exercice professionnel compte aussi: 57 % des personnes interrogées passent plus d’une heure par jour dans les transports, un chiffre nettement supérieur à la moyenne nationale. Sans parler de ceux, de plus en plus nombreux, qui s’occupent d’un proche dépendant.

 

L’impact de la qualité de vie au travail sur l’absentéisme se vérifie. Les salariés qui évaluent très positivement leur qualité de vie au travail (26 %) sont 22 % moins nombreux à avoir eu au moins un arrêt maladie dans l’année. Ceux qui ont plus d’une heure de transport par jour sont 27 % plus nombreux à avoir pris au moins une journée d’absence non prévue dans l’année. Et inversement, on peut observer l’impact positif du sentiment de reconnaissance sur l’engagement des salariés. Parmi les 59 % de salariés franciliens qui se sentent reconnus par leur hiérarchie, 89 % « cherchent systématiquement à améliorer leur façon de travailler. » (6 points de plus que la moyenne des salariés).