Qualité de vie au travail : une enquête Deloitte-Cadremploi apporte des éclairages

Deloitte et Cadremploi publient les résultats de l’étude sur le bonheur au travail. Réalisée auprès de 1800 salariés, tous secteurs d’activités confondus, elle dresse un panorama des aspirations des salariés en termes de qualité de vie sur leur lieu de travail.

 

Sur une échelle de 1 à 10, les salariés donnent une note moyenne de 4,8/10 à la qualité de vie au travail. Si cette note s’avère identique pour les hommes et les femmes, les fonctions dites  » supports  » (services généraux, comptabilité, service juridique, etc.) jugent plus sévèrement leur qualité de vie au travail (de 4 à 4,6/10). La reconnaissance du travail est considérée comme premier facteur d’influence de la qualité de vie au travail, alors que 7 salariés sur 10 ne se sentent pas reconnus à leur juste valeur. Ils réclament notamment le respect, l’écoute et r. Ce sont ensuite le contenu du travail (47 %), le mode de management (46 %) et l’équilibrent vie privée et vie professionnelle (46 %) qui sont citées. Seules 4 % des personnes interrogées considèrent les services mis en place par l’entreprise à destination des salariés (conciergerie…) comme facteur influençant leur qualité de vie au travail.

 

En outre, l’appréciation sur la qualité de vie au travail s’améliore avec le niveau de responsabilité, les cadres dirigeants donnent une note de 5,9/10 contre 4,5/10 pour les non-cadres. La génération Y se montre plus optimiste (5,1/10) que ses ainés (4,6/10).

 

Les personnes sondées attribuent un score de 7/10 au niveau de stress. La source principale étant le sentiment de surcharge de travail (urgence, délais, échéances…) pour 57 % des salariés. Les autres motifs concernent le déséquilibre entre objectifs attendus et moyens consentis (42 %), l’absence de reconnaissance et de solidarité des managers et des collègues (32 %) ainsi qu’un manque de repères dû à l’imprécision des responsabilités et des rôles de chacun (31 %).

 

Autre enseignement de l’étude : les femmes prêtent plus d’attention à l’environnement de travail comme l’équilibre de vie ou la convivialité du milieu de travail (30 % vs. 23 % chez les hommes) ; tandis que les hommes mettent plus l’accent sur leurs facteurs d’évolution au sein de l’entreprise comme le mode de management ou le développement professionnel (20 %, contre 14 % chez les femmes).

 

Sans surprise, les cadres et notamment les cadres supérieurs sont plus concernés par l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle par rapport aux non-cadres (34 % vs. 46 % en moyenne) ; tandis que les non-cadres sont beaucoup plus attentifs à l’ambiance de travail avec leurs collègues et à la considération de leur hiérarchie.

 

« La pression sociale et l’expansion des nouvelles technologies développent le sentiment d’obligation d’être constamment connectés et réactifs. Un collaborateur vérifie 150 fois par jour son smartphone en moyenne ; lorsque tout devient urgent et important, les repères essentiels pour trancher peuvent manquer. Face à ce défi, les ressources humaines et le management doivent simplifier les processus, et repenser la taille des équipes pour favoriser les échanges et la délégation. Les réunions doivent être rendues plus productives (durée moins longue, ordres du jour ciblés…), puisque 88 % des personnes considèrent y perdre leur temps et un tiers cherche à ne pas y aller. Enfin, le management passe par l’exemple : les leaders doivent être les premiers à mieux organiser leur temps de travail, leur temps de connexion et celui de déconnexion, » analyse Philippe Burger, Associé responsable capital humain chez Deloitte.

Quant à la génération Y elle accorde plus d’importance à la convivialité de son milieu de travail (+16points) et à l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle (+6pts) que la génération X, plus portée sur la reconnaissance de son travail et le mode de management. Sur ce plan, près de huit salariés sur dix reconnaissent que les nouvelles technologies mobiles et de connexion à distance permettent de faciliter les échanges au sein de l’organisation (85 %), améliorent la compétitivité de l’entreprise (83 %) et favorisent la productivité des salariés (77 %). Plus de deux tiers d’entre eux continuent à consulter leurs mails professionnels le soir ou pendant leur période de congés (71 %) alors que plus de trois quarts pensent que ces outils ont un impact globalement négatif sur leur vie personnelle (76 %).